AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!
ça y est, tout chaud tout frais de ce matin, la décision pour l'après Andalousie.
Après d'interminables semaines de CVs, d'attente, d'entretiens et de procédures, un mail m'a annoncé ce matin mon acceptation à Texas Instruments Japan pour mon stage de fin d'études (facultatif par ailleurs au vu de mon année Erasmus).
"I'd like to invite you internship student in Tsukuba Research Center, from August 1."
Je sais pas encore si ce sera 4 ou 6 mois, mais probablement 4.
Devant l'incertitude des résultats de mes démarches et de mon futur, j'avais préféré pas trop en parler, c'était plus de la spéculation qu'autre chose. Je vais donc vous refaire vite fait le déroulement des choses qui m'ont mis la pression pendant si longtemps...
Tout commence fin décembre 2005, quand je reçois un mail d'un pote, un ex de l'essi expatrié au Japon (dont je conserverai l'anonymat ^_^), qui m'avait promis un mail de nouvelles sans me le donner, se décidant bien tard mais ma foi qui a fort bien fait. Et me voilà en train de réaliser que j'ai un éventuel piston a TIJ (Texas Instruments Japan). Ressortant des débris chinois et espagnols ma passion pour le Japon, je me lance dans l'amélioration de mon CV et commence à me lancer sur d'autres pistes, toujours au Japon. Je retombe alors avec le programme Vulcanus, un programme européen d'échange trop bien d'un an avec une entreprise japonaise, un truc hyper coté (5 français pris l'année dernière...). Je me lance dans la constitution du dossier a rendre pour mi janvier, un monstre de papiers et documents divers et variés, allant de règlements de l'université aux lettres de recommandations, tout ça pendant les vacs de Noel... et le CV jap, qui, a la lueur de ma petite lampe et les fébriles pages de mon dictionnaire, m'a couté quelques dizaines d'heures de ma vie. Tout ça pour... rien, car je fus gentiment jeté fin février. Le temps pour moi de réaliser que le temps passe, et que ma candidature pour TIJ n'est toujours pas prête. Après avoir manqué l'offre de San Francisco, noblement arrachée par l'ami Cuicui, le stress de tomber sur un os japonais me prend, et je me lance dans la grande distribution de CV partout dans le monde.
Après des échecs pour Hong Kong, Shanghai et Singapour, je tombe sur cette magnifique offre de l'ESSI, un VIE (volontariat international, pour ceux qui savent ce que c'est) d'un an au W3C à Cambridge (à coté de Boston, USA), auquel je postule immédiatement.
Je relance alors mon ancien maître de stage a Beijing en Chine, le brave Zhang Xiaopeng, qui m'informe que si je le veux il me lache une place de stage avec lui. Devant l'énormité des deux autres offres, je le mets en attente, une attente qui, se prolongeant, a fait face à l'échec quelques semaines plus tard et sur laquelle je ne reviendrai pas.
Nous sommes déjà début avril, et enfin part ma candidature pour TI Japan.
Inquiets je regarde les semaines passées, et ce n'est que fin avril que le W3C me contacte pour un entretien téléphonique: mon CV a été retenu pour le VIE. Un en français, puis un 2e en anglais, puis un 3e en anglais encore (avec Ian Jacobs, une pointure du Web...), et alors que l'appel américain commence à faire briller mes yeux, Japan strikes back. TIJ, passablement intéressé semble-t-il, me demande des documents supplémentaires (genre rapport de stage et tout), puis décide de m'appeler pour un entretien téléphonique, le lendemain du 3e américain.
Successivement avec Itoh-san puis Takemura-san pendant 1h30, je passe le test du "épluchons tout ton cv, tes motivations, tes envies et tes possibilités" en Japanese English, ma foi fort compréhensible. Et mine de rien nous sommes déjà le 11 mai, et le temps, inexorablement, se rapproche de la fin de l'année scolaire, et du mois de juin, amas de rendus de projet et examens.
La pression monte dans l'incertitude et dans la positivité grandissante des deux offres géantes, Boston ou Tsukuba ? Cependant j'avais déjà fait mon choix, décidant si les deux étaient positifs, de choisir l'appel du coeur, et d'aller au Japon avec ma paie de stage, mes 4 ou 6 mois, dans ma campagne tokyoite, plutot que mon année a 2200€/mois a trimer dans les serveurs avec les pires geeks du Net, a manger des cheeseburger et à parler l'amerloque atlantique.
C'est ce matin que j'apprends la réponse positive de TIJ, et du coup mon choix est fait, let's go to Japan ! Alors pardonnez l'élan de bonne humeur et de contentisme (personnel, il est vrai... fierté ? plus qu'orgueil, pas plus non, mais joie d'une concrétisation personnelle importante surement...), mais c'est quand même un choix important qui va guider ma vie à partir d'aout.
A ceux qui se demandent (il y en a ?)... c'est quoi, Tsukuba ?
Tsukuba, semble-t-il, est une cité technologique à 60 km de Tokyo (1h15 en train...), blindé d'université / facultés, centres de recherche et d'entreprises, bref le Sophia-antipolis tokyoïte.
Clairement ça va pas être Granada pour les fêtes, mais en fait je m'en fous car je sens que j'ai besoin de me poser un peu, et de passer du temps tranquille. De plus, je risque de vraiment prendre cher avec la langue, et j'ai de quoi m'occuper (jeu de go power au Japon !!!! :-ppp).
Quel soulagement... bien que j'aimerais bien que la convention soit signée, le visa approuvé et les billets d'avion trouvés avant de m'enflammer comme dirait l'autre, mais je vais quand même m'avancer en disant... ça, c'est fait :-)
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